LA BLESSURE DE L’HUMILIATION

LA BLESSURE DE L’HUMILIATION

Humiliation

Qu’est ce que la blessure de l’humiliation

La blessure de l’humiliation symbolise les différents événements vécus par l’enfant, qui ont marqué son inconscient et construit sa personnalité.

Aujourd’hui, je porte la réflexion sur la blessure d’Humiliation

L’humiliation est une blessure courante, elle apparaît lorsqu’on humilie un enfant, avec des moqueries, des critiques devant tout le monde, ce qui crée chez lui un sentiment de gêne et de honte de ce qu’il est, ou avec des phrases du style «tu me fais honte, tu te rends compte de ton comportement? ». L’enfant s’est senti rabaissé, souvent en public. Les parents blessent l’enfant dans son être et l’image qu’il a de lui, en grandissant, il aura une blessure narcissique d’amour-propre énorme et aura honte de lui en permanence, consciemment ou non. Le summum de la blessure d’humiliation est le viol ou les attouchements, l’enfant grandira en pensant qu’il est sale et que c’est de sa faute s’il lui est arrivé ça.

Humiliation, se sentir abaissé, écrasé, s’abaisser ou abaisser quelqu’un d’autre outrageusement, honte, mortification, vexation, dégradation, avilissement.

Oscillation entre Victime et Bourreau, Dominé / Dominant.

Eveil de la blessure de la blessure de l’humiliation

Entre 1 et 3 ans. Avec le parent qui réprimait toute forme de plaisir physique. Cette blessure peut être vécue avec un parent ou les 2 (souvent vécu avec la mère), celui qui s’occupe du développement physique  (être propre, manger, s’habiller…) et sexuel de l’enfant.

Le sentiment d’humiliation se met en place lorsque l’enfant prend conscience qu’il est autonome par rapport à sa mère et qu’il commence à marcher, à apprendre la propreté. Le sentiment d’humiliation peut être induit par une mère qui exige une propreté précoce alors que l’enfant ne voyait pas de honte à se salir.

La blessure psychologique se crée dès lors que le corps de l’enfant n’est plus respecté (maltraitance physique, morale, sexuelle) entraînant chez l’enfant la fausse croyance «je ne suis pas digne». Le faux-self qui se met en place dans le caractère est le masochisme ; dès l’école maternelle, ces enfants subissent les moqueries de leurs camarades et deviennent le souffre douleur des autres. Une fois adultes, ces personnes font passer les besoins de l’autre avant les leurs, elles ne se respectent pas et se cachent souvent derrière un surpoids, elles se sacrifient pour le bien-être des autres.

Enfant qui a souffert de l’humiliation de la part d’un parent après avoir eu du plaisir avec ses sens. Il a vécu de la honte face à ce parent. Sa liberté a été brimée devant l’attitude répressive d’un parent.

L’enfant sent qu’un de ses parents a honte de lui, a peur d’avoir honte ou est dégoûté lorsqu’il est sale, mal habillé, lorsqu’il fait un dégât (surtout en public ou en famille).

L’enfant se sent abaissé, humilié par un parent contrôlant ne le lui laissant pas la liberté d’agir ou de bouger comme il le souhaiterait. Se sent impuissant, écrasé, dominé.

Les secrets, sujets « honteux » de famille dont on ne peut parler. (ex. : sexualité, se masturber, « Petit cochon, tu n’as pas honte ? »)

La personne se sent humiliée par ses parents, elle est même honteuse de son propre comportement.

L’humiliation est une forme intense, voire radicale, de souffrance psychique : elle dévalorise, méprise et met en cause le droit de l’individu à être, à vivre, sans justification. Elle tend en effet à effacer le sujet dans sa qualité même d’être humain.

L’humiliation n’est pas une émotion. C’est une blessure à l’amour-propre, plus particulièrement un accroc à l’image que l’on veut donner de soi-même. L’humiliation nous est infligée par un autre ou par nous-mêmes. Elle est habituellement accompagnée par un sentiment de honte. Elle déclenche souvent de la colère ou de la révolte.

Être humilié est le signe que nous n’assumons pas la situation. Ce refus peut s’expliquer par la peur d’entacher notre image.

L’humiliation déclenchée par la crainte d’entacher notre image nécessite la présence d’un public. Elle provoque alors un sentiment de honte.

Il peut exister une gêne, avec des comparaisons avec les autres et un manque de confiance en soi.

On peut ressentir la honte des imperfections perçues, celles-ci peuvent être internes (par exemple : égoïsme, colère, désirs sexuels inacceptables) ou externes (par exemple : défaut physique, gêne sociale)

Les blessures d’humiliation trouvent leurs racines dans l’éducation, la religion et les conditionnements sociétaux.

Percevoir les blessures, les souffrances, les émotions  (tristesse,  colère…), les comportements réactifs de survie…comme une recherche d’équilibre…
C’est peut-être simplement, s’apprivoiser, se rencontrer, être avec soi-même, apprendre à regarder les personnes qui nous entourent en dehors de nos modes réactionnels.

L’aspect positif des victimes de la blessure psychologique d’humiliation se manifeste dans leur capacité à être très serviables, empathiques, loyales en amitié, à réellement se soucier des problèmes des autres.

Sa plus grande peur : la Liberté !

Le masque de la blessure de l’humiliation

Nous portons un masque seulement lorsque nous voulons nous protéger

Chaque fois que nous subissons ou que nous faisons subir une de ces blessures, nous laissons nos croyances et nos peurs prendre la direction de notre vie. La mise en place des masques est la conséquence de vouloir cacher, à nous-mêmes et aux autres, ce que nous n’avons pas voulu encore régler.

La blessure intérieure peut être comparée à une blessure physique qu’une personne aurait sur la main depuis longtemps, blessure qu’elle a négligé de soigner, et qu’elle a préféré entourer d’un pansement pour ne pas la voir. Ce pansement équivaut à un masque. Chaque fois qu’une autre personne touchera sa main, même par amour, elle réagira négativement en raison de la douleur malgré le pansement. Toutefois, l’autre personne n’a jamais voulu lui faire mal.  Il en est ainsi pour toutes les blessures émotionnelles profondément enfouies en nous.

Notons aussi que les masques ne sont pas permanents au cours de notre vie.

Selon notre évolution et notre connaissance de soi, ils tomberont ou ne se manifesteront que rarement et moins intensément.

Son masque est le MASOCHISME. qui se reconnaît à un surplus de poids tout en rondeur. Son corps physique prend beaucoup de place. Il grossit en fonction de la place qu’il croit devoir prendre dans sa vie. Visage rond, et Grands yeux ronds, ouverts naïfs et  innocents comme ceux d’un enfant. souvent Bosse de bison. S’habille souvent serré, ce qui accentue ses rondeurs. Tâche fréquemment ses vêtements. Voix mielleuse, Le masochiste feint souvent des sentiments dans sa voix afin de passer pour une personne intéressée. La personne cherche à se faire du mal, à se faire honte à elle-même, avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

Le masochiste cherche à tout prix à plaire au parent qui s’est occupé de son développement physique. Il veut avoir les mêmes désirs que lui, désire lui plaire ou, au moins, ne pas lui faire honte.

Impuissance, culpabilité

Co-dépendant par soumission, sensation d’impuissance.

Avoir honte, c’est se sentir vu dans une position douloureuse et diminuée. Le soi se sent exposé à lui-même et à toute autre personne présente. L’expérience est incapacitante, parce qu’on a l’impression qu’il n’existe aucune façon d’atténuer les choses ou d’en rétablir l’équilibre. On a tout simplement échoué en tant qu’humain. Ce n’est pas qu’une action est perçue comme incorrecte, car de cela on pourrait faire réparation : c’est qu’il n’y a rien que je puisse faire pour compenser. Là est l’impuissance liée à la honte : son affect inhibiteur porte sur l’entièreté du soi.

Elle provient du fait que ce que nous subissons est dégradant à nos propres yeux. C’est le cas de l’humiliation subie alors que nous sommes en situations d’impuissance. Ce n’est pas la honte qui prédomine alors, mais la colère ou la révolte, généralement retenues ou dissimulées à cause des risques qu’entraînerait une réaction ouverte. Cette inhibition volontaire contribue à rendre l’expérience encore plus humiliante en faisant de nous les complices silencieux de l’expérience révoltante et dégradante.

Non sans raison on sait combien la culpabilité, les humiliations et les châtiments corporels sont des poisons distillés par la père et mère dès l’enfance, qui peuvent ravager toute une vie.

On se juge intrinsèquement imparfait, mauvais, coupable, inférieur, impuissant ou incapable.

Par conséquent, la personne souffrant d’humiliation croit que si elle s’occupe des autres et qu’elle devient dévouée, elle sera considérée. Elle en oublie ses propres besoins pour ne penser qu’à ceux des autres et être une bonne personne, généreuse, toujours prête à rendre service même au-delà de ses limites. Elle fait pour les autres ce qu’elle ne ferait pas pour elle-même.

Connaît ses besoins mais préfère se faire souffrir en ne les écoutant pas. Ne croit pas en sa liberté de les écouter et d’y répondre.

Veut se montrer solide, performant. Fait tout pour se rendre utile, prend sur son dos les responsabilités et les engagements d’autres personnes, et leur donne ainsi l’impression qu’ils ne peuvent y arriver seuls.

Elle prend beaucoup sur ses épaules. Elle se croit indigne de recevoir des compliments ou des faveurs, ne se croyant pas à la hauteur des attentes des autres.

Elle est même prête à prendre le blâme pour quelque chose qui appartient à quelqu’un d’autre.

Elle se compare souvent aux autres et ne voit que des défauts et des manques.

Elle attire des situations et des personnes qui réveilleront son sentiment de honte et de culpabilité, d’elle-même ou de ses proches.

Elle fait rire les gens, mais la moindre critique à son encontre la fait se sentir humiliée et insignifiante.

Elle est spécialiste pour se dévaloriser elle-même. Elle se considère comme moins important qu’elle est en réalité.

Elle ne peut pas concevoir que les autres la considèrent comme une personne spéciale et importante à leurs yeux.

La tendance à se blâmer pour tout. Lorsqu’elle est blâmée, elle va rester bloquée, sans savoir quoi dire pour se défendre.

En se considérant coupable, elle croit que c’est son devoir de remédier à cette situation. Ne connaissant pas sa valeur et vivant avec un sentiment de culpabilité, elle croit devoir souffrir pour se racheter.

Elle aura aussi tendance à être blessante et condescendante.

N’arrive pas à profiter de l’abondance de la vie, de voir la beauté, les merveilles du monde !

Faire et avoir des choses deviennent des moyens pour compenser la blessure.

Utilise sa liberté à manger, acheter, boire, dépenser, en faire trop… Pourtant la liberté est très importante pour lui.

Fera tout ce qu’il faut pour ne pas avoir honte de ses proches ou de elle-même. Veut être digne à tout prix.

Joue à la petite maman et se sent rarement reconnu pour tout ce qu’il fait.

N’existe qu’au travers de ce qu’il croit faire pour les autres.

Les femmes se sentant servantes se plaignent mais continuent à le faire.

Souvent fusionnel avec la maman qui a beaucoup d’emprise, même si c’est inconscient et non volontaire.

Hypersensible. La moindre petite critique faite à son égard le fait se sentir humilié et abaissé. Préfère se critiquer, s’humilier, s’auto punir elle-même avant que les autres ne le fassent. C’est moins douloureux !

Relation à l’autre avec la blessure de l’humiliation

  • A l’affût des humeurs des autres, il n’écoute pas ses propres besoins.
  • Il se croit responsable du bonheur des autres. Dès que quelqu’un se sent malheureux, il se croit responsable. Croit qu’il aurait dû ou pas dû dire ou faire quelque chose.
  • Se convainc que tout ce qu’il fait pour les autres lui fait énormément plaisir et qu’il écoute vraiment ses besoins en le faisant.
  • Excellent pour dire et penser que tout est bien et pour trouver des excuses aux situations ou personnes qui l’ont humilié.
  • Bourreau, soumet l’autre ; pense qu’en soumettant l’autre, il aura une impression de plénitude, de sécurité…
  • Victime, esclave ; pense qu’il n’a pas droit à la liberté, à l’abondance.
  • Peut ressentir de la honte, de la timidité par rapport à la sexualité.
  • Notions de péché, saleté, reliées à la sexualité. Ou notion d’être utilisé, abusé.
  • N’écoute pas ses besoins, mais s’il s’écoute et se laisse aller peut devenir sensuel, faire l’amour très souvent voir même être obsédé.
  • Si ces personnes vivent du harcèlement ou de l’inceste, elles se sont fait répondre :

« c’est de ta faute, c’est toi qui es trop sexy » ou « tu n’as qu’à pas le provoquer » ou « tu as sûrement fait quelque chose pour que cela t’arrive ».

  • Se croient inconsciemment obligées de subir. Co-dépendant par soumission.
  • Mes désirs sexuels doivent être réprimés retenus.

Ces personnes ont souvent un problème avec le sexe qui leur paraît honteux, sale, dégoûtant. 

Souhaitez-vous être accompagné via la consultation privée me contacter 

 

 

 

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