Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de cette question qui, pour moi, marque une véritable bascule :
Qui suis-je derrière mon histoire ?
Derrière tout ce que j’ai vécu.
Derrière mes blessures.
Derrière mes peurs.
Derrière les rôles que j’ai appris à jouer.
Derrière cette personnalité que j’ai construite au fil des expériences.
Parce qu’à force de vivre notre histoire, nous finissons parfois par croire que nous sommes notre histoire.
Nous devenons l’enfant qui a dû s’adapter, celui qui a appris à se taire, à ne pas déranger, à répondre aux attentes ; puis nous devenons l’adulte qui contrôle, qui anticipe, qui se protège, qui donne trop, qui cherche à être aimé, reconnu ou choisi.
Et sans même nous en rendre compte, nous construisons une identité autour de tout cela.
Une identité qui nous permet de fonctionner, de nous protéger, de survivre.
C’est l’ego.
Ce personnage qui s’est construit à partir de notre vécu, de nos blessures, de nos croyances et de nos conditionnements, et qui finit par nous faire croire que tout ce que nous pensons, tout ce que nous ressentons et tout ce que nous avons vécu constitue notre identité véritable.
Mais alors…
qui suis-je derrière tout ça ?
C’est précisément là que la souffrance peut devenir un révélateur.
Parce que certaines expériences viennent toucher exactement les endroits où nous nous sommes éloignés de nous-mêmes.
Elles font tomber les protections.
Elles mettent en lumière les dépendances, les peurs, les attentes, les besoins de reconnaissance et toutes ces parties de nous qui cherchaient encore à être rassurées par l’extérieur.
Et lorsque nous commençons à les voir…
quelque chose change.
Nous pouvons observer notre ego.
Observer nos pensées.
Observer nos réactions.
Observer nos blessures.
Et lorsque nous pouvons les observer, nous découvrons que nous sommes plus vastes qu’elles.
Nous ne sommes pas uniquement ce qui traverse notre conscience.
Nous sommes aussi ce qui observe.
Et c’est là que je rencontre la Présence.
Cette présence silencieuse qui n’a rien à prouver, qui ne cherche pas à devenir quelqu’un, qui ne dépend pas du regard extérieur pour exister.
Et derrière cette Présence…
il y a quelque chose d’encore plus profond.
La Pure Conscience.
Celle qui était là avant l’histoire.
Avant les rôles.
Avant les blessures.
Avant l’image que nous avions construite de nous-mêmes.
Et peut-être que la véritable bascule est là.
Lorsque nous cessons de demander :
« Comment puis-je réparer mon histoire ? »
et que nous commençons à demander :
« Qui suis-je derrière elle ? »
Alors l’ego peut reprendre sa juste place.
Les blessures peuvent être regardées sans devenir notre identité.
Et nous pouvons enfin revenir vers cet espace qui n’a jamais été perdu.
La Présence.
La Pure Conscience.
L’Être que nous sommes réellement.
Marie-Thérèse Maouchi
Merci du fond du cœur pour ce juste retour d’énergie.
Votre résonance fait vivre ces transmissions et ces clés de libération.