DE LA SURVIE A L'INCARNATION DE MA SOUVERAINETE
Je me suis longtemps sentie différente, à part, comme si je ne trouvais pas réellement ma place dans ce monde.
Cette sensation d’être différente m’a parfois amenée à me faire petite, à ne pas déranger, à chercher à m’adapter pour être acceptée et aimée.
J’ai appris à écouter les besoins des autres avant les miens, à m’ajuster aux attentes de mon entourage, de la famille ou de la société, jusqu’à parfois oublier mes propres besoins essentiels.
J’ai pu croire qu’il était plus sûr de rester dans l’ombre, de ne pas trop prendre de place, de ne pas trop montrer qui j’étais réellement.
Prendre ma place pouvait alors être associé à de l’égoïsme, à de l’orgueil ou au risque de perdre l’amour des autres. C’est ce qui m’avait été appris au travers du rejet de mon être dans une relation avec une mère manipulatrice perverse.
Mais le chemin de conscience m’a amenée à rencontrer ce qui, en moi, demandait à être vu, accueilli et transformé.
J’ai compris que les épreuves ne venaient pas me diminuer. Elles venaient révéler les endroits où je m’étais éloignée de moi-même.
Aujourd’hui, ce n’est plus un chemin de dépouillement que je traverse, car ce travail a déjà été vécu.
C’est un chemin de nettoyage des empreintes qui demeurent encore inscrites dans mon énergie, dans mon corps et dans ma conscience, ces traces anciennes qui continuent parfois à m’empêcher d’être pleinement qui je suis.
Ce chemin de nettoyage des empreintes s’est aussi inscrit dans mon corps.
J’ai libéré des kilos de souffrances (+ de 30 kgs) que je portais depuis des années. Une carapace pour ne plus que l’on m’approche. Mon corps a pu relâcher ce qu’il avait gardé en mémoire, et je suis revenue naturellement à un poids que j’avais lorsque j’avais 20 ans.
Ce n’est pas seulement une transformation physique. C’est le reflet d’un changement plus profond : lorsque les blessures, les peurs et les anciennes empreintes commencent à se libérer, le corps peut retrouver un nouvel équilibre.
Mon corps n’était pas mon ennemi. Il portait une histoire, des émotions, des protections et des charges qui demandaient à être reconnues avec amour.
Aujourd’hui, je l’écoute autrement. Je l’honore comme un messager de ma conscience, un réceptacle de mon chemin d’incarnation.
Nettoyer ces empreintes, c’est libérer ce qui reste de la honte, de la peur du rejet, de la non-reconnaissance de moi-même, de cette tendance à faire passer l’autre avant moi jusqu’à m’abandonner, de ces moments où je me suis oubliée ou trahie pour être aimée, acceptée ou reconnue.
Ce n’est pas effacer mon histoire. Ce n’est pas nier ce que j’ai traversé.
C’est reconnaître que je ne suis pas mon passé.
– Je ne suis pas mes blessures.
– Je ne suis pas mes conditionnements.
– Je ne suis pas les expériences qui m’ont façonnée.
Mon passé fait partie de mon chemin, mais il ne définit pas qui je suis.
Je suis la conscience qui observe, qui traverse, qui transforme et qui revient progressivement à son essence.
J’apprends à revenir dans mon corps, dans mon cœur, dans mon énergie.
J’apprends à reconnaître ma valeur sans attendre qu’elle soit confirmée par l’extérieur.
Incarner ma souveraineté, ce n’est pas prendre le dessus sur les autres. C’est reprendre ma place dans ma propre existence.
C’est devenir l’Actrice Principale de Ma Vie.
C’est m’autoriser à choisir ce qui nourrit mon âme :
– la nature,
– la mer
– la lumière,
– la terre,
– les animaux,
– la beauté,
– la musique,
– la danse et ce qui fait vibrer mon cœur et me reconnecte au vivant.
C’est reconnaître que j’ai le droit à un cadre de vie qui m’honore, me respecte et me régénère.
C’est oser être vue.
Oser exprimer ce que je ressens, ce que je crée, ce que je porte, sans demander pardon d’exister.
Car ma lumière n’enlève rien aux autres.
Elle est simplement l’expression de ce que je suis.
Ce chemin est ;
– Un retour à moi.
– Un retour à l’Être.
– Un retour à cette part de moi reliée au Divin.
Et une prise de conscience m’est venue : le véritable chemin n’est pas de rejeter une partie de soi, mais de réunir ce qui semblait séparé.
– Unir l’ombre et la lumière.
– Unir mes parts blessées et mes parts conscientes.
– Unir le masculin avec mon féminin.
Car c’est dans cette réconciliation intérieure que naît une nouvelle harmonie.
Lorsque je cesse de lutter contre certaines parts de moi, je peux les accueillir, les transformer et retrouver une unité plus profonde.
Aujourd’hui ….
– Je choisis de ne plus me cacher.
– Je choisis d’habiter pleinement ma vie.
– Je choisis d’incarner ma valeur, ma dignité et ma lumière
Marie-Thérèse
Rendre l’invisible visible
Un chemin de conscience